Ce que la sophrologie Caycédienne a créé dans ma vie

sophrologie Caycédienne Toulouse

Ce que la sophrologie Caycédienne a créé dans ma vie

Mon diplôme de Master spécialiste en Sophrologie Caycédienne en poche, j’ai envie de vous livrer un passage de mon mémoire, une partie d’intimité qui vous donnera peut-être l’envie que je vous accompagne sur ce beau voyage intérieur à la découverte de votre conscience 🌸🌸🌸

C’est avec le regard émerveillé d’un enfant que je redécouvre chaque jour la sophrologie Caycédienne …

42 mois après mes débuts et je ne compte pas les heures, mon regard n’est pas le même et j’ai la sensation de percevoir au travers de mes yeux et non avec mes yeux. J’ai ce parfume des débuts … Je suis happée par mon corps, mon esprit percevant quelque chose qui ne passe pas par le prisme de ma pensée : Cette sensation que tout s’arrête dans un mouvement de suspension, que tout est figé, que tout est immobile, complètement immobile. Je suis ouverte à tout recevoir : J’observe : Je sais que c’est ça la sophrocontemplation. Mais qui observe qui ? Qui apparaît à qui ? Je me laisse surprendre, bien plus qu’à vouloir savoir… et j’accueille toutes les belles sensations qui émanent. Je me laisse sentir : je sens d’abord comme une présence en moi, cette vie intérieure qui coule, ce mouvement, ce flux de l’énergie ; puis cette sensation de présence semble s’élargir et dans ce mouvement je me sens alors parfaitement reliée à ce qui m’entoure comme en osmose, plus de frontière, plus de barrière, plus de limite. J’ai comme l’impression que je forme un TOUT, ancrée au sol par les mêmes racines qui me relient à l’énergie de la terre et captant les énergies du ciel. Tout est silence, tout est calme et cet espace sans forme m’ouvre la porte d’un autre espace : celui de l’intimité, avec moi-même.

Le chemin de la sophrologie Caycédienne m’a ouvert la voie à une nouvelle expérience.

L’expérience du corps et de l’esprit. Je dirais que je suis en lien avec moi-même, je suis à ma place, je respire physiquement et mentalement. Mon corps est au coeur de toute mes pratiques, comme un appel à soi, une présence active (par les différentes postures) à la manifestation de la vibration de vie qui porte mon histoire passée, présente et à venir. C’est un regard posé sur les phénomènes de mes vivances, qui symbolisent mes possibilités d’être et d’exister. Ce corps bien vivant, c’est mon schéma corporel que j’intègre dans ma conscience d’adulte.

D’entraînements répétés en vivances renouvelées, un espace se libère, un autre se crée, c’est ma Région Phronique qui se constitue à l’abri de  la confusion du monde. Mon Moi Phronique, fraîchement conquis s’est affranchi du regard des autres. Cette prise de conscience phénoménologique me libère de mes projections « négatives », et me fait changer de perspective. Mon regard change et m’amène naturellement à m’interroger sur ma façon d’être au monde, et d’être en relation.Confiante en mes capacités retrouvées, et en accord avec mes propres valeurs, je peux me projeter dans ce monde tout en gardant mon individualité propre.

En poursuivant mon exploration au cœur de ma biologie,

je me rapproche de cette vibration de vie qui fait écho dans toutes les cellules de mon corps, au coeur de mon ADN. De percussions, en résonnances, de phonèmes en phronèmes, Je m’adresse à mes cellules dans un nouveau langage. De la cacophonie des débuts, je passe sur des harmoniques. Une histoire se raconte avec des silences et des pauses, et j’ai cette conscience qu’une mélodie nait qui se fait déjà entendre au loin, en écho à ses résonnances phroniques… Chacune des cellules de mon corps vibre de cette énergie primordiale à laquelle parfois je me sens connectée, à laquelle d’autres fois, je me confonds le temps d’une impression.Je ne connaît pas mes ancêtres, mais je les porte en moi, comme il me semble parfois porter l’origine du monde à travers eux, comme j’ai porté mon fils avant qu’il naisse. Chacune des molécules de mon corps renferme la mémoire, la phylogénèse, la genèse de l’Humanité, mes racines ontologiques, celle de notre Humanité.

« Personne ne peut rien vous révéler sinon ce qui repose déjà à demi endormi dans l’aube de votre connaissance.» (Khalil Gibran).

En empruntant ce chemin qui m’a conduit à la sophrologie Caycédienne,

j’ai rencontré des résistances, des tensions qui prennaient leur source dans cet attachement que j’ai de la maitrise du geste, du mot, de l’action, de la situation, de l’attente d’un résultat…Une réelle expérience qui m’amène face à moi-même, et à ce qui fait ce que je crois être. Il me faut alors reconnaître cette capacité que je possède et que je peux développer d’observateur attentif de moi-même pour regarder cette partie de moi qui réagit et qui dit « non ». En exerçant ce regard intérieur sur ce qui peut se voir dans l’instant, je libère progressivement mon mental pour m’ouvrir à un espace beaucoup plus vaste : je commence à m’abandonner…, à lâcher…dans un silence qui devient de plus en plus dense et profond.

Et plus j’avance dans cette expérience de la sophrologie Caycédienne, plus je me lâche, et plus je m’abandonne, et plus grande est ma disponibilité pour accéder à ce qui se voit. Se dessine alors devant moi un chemin d’ouverture, de plénitude, de confiance en la vie, sur lequel mes valeurs de responsabilité et de liberté prennent leur place. Il m’est alors plus aisé, dans cet état de disponibilité, d’accueillir l’autre pour ce qu’il est, en m’effaçant moi-même, pour me mettre à son écoute. C’est ainsi agrandir mes propres limites et installer un espace fait de présence à l’autre, dans lequel l’expression des sentiments, émotions, et tout autre phénomène puissent être accueillis, reçus et accompagnés, sans commentaire et sans jugement.

Arrêt sur image, dans l’état ordinaire de mes débuts,

je ne me rends même pas compte que je prends tout ce qui apparaît, je ne me rends pas compte que je ne suis pas conscient de tout ce qui se passe en moi à chaque instant. Dans cet état, je ne fais que réagir aux circonstances extérieures comme un pantin dont les ficelles sont tirées par les phénomènes automatiques de l’existence. Je vis dans une caverne, et prends les ombres pour le réel. C’est épuisant, en effet, de courir après moi-même, après la conscience ou le bonheur, sans pouvoir jamais parvenir à l’attraper.

Puis un jour arrive l’entrainement, la pratique, le travail sur soi. Je commence à prendre conscience des phénomènes, à trouver une certaine qualité de détente, de repos. Je fais un peu plus attention à ce qui se passe en « moi ». C’est alors qu’il convient de s’arrêter, et de prendre simplement conscience de son état général, sans chercher à changer ou à transformer quoique ce soit. En soi, c’est suffisant. Juste observer, attentivement, tranquillement, les tensions du corps et de l’esprit. Simplement accueillir les phénomènes tels qu’ils se présentent à la Conscience, sans a priori, sans chercher à atteindre un état en particulier. Juste prendre conscience de son état, de ses états, du passage d’un état à un autre, d’une pensée à une autre.

Si avant je m’entraînais pour obtenir quelque chose, aujourd’hui, je m’entraîne pour célébrer la vie qui fait battre mon cœur, pousser les plantes et chanter les oiseaux, la vie sans laquelle l’amour de la rencontre et de l’amitié ne serait pas. La joie d’être que je ressens aujourd’hui n’est pas la conséquence d’un phénomène, c’est l’espace conscient dans lequel le phénomène apparaît. Cette reconnaissance est en elle-même célébration offrande, plénitude, pur bonheur d’être, amour et compassion.

La pratique de la sophrologie m’a permis de découvrir la sensation d’appartenir à un ensemble beaucoup plus grand que mon seul corps physique, plus vaste que mon appartenance sociale, plus universel que toutes mes pensées. Cette expérience s’affine plus précisément chaque jour, où je peux ressentir mon corps comme une vibration intense et permanente.

Je constitue et suis constitué d’une histoire en perpétuel mouvement.

Je porte en moi les gènes de mon espèce, ce qui fait l’Homme vis en moi depuis sa création et se transmet de manière inchangée à chaque personne vivante quelque soit sa culture, son sexe, son savoir ou sa sagesse. Puisque l’Essence profonde qui me constitue ne peut mourir, je porte en moi une parcelle d’éternité. Je me sens à la fois émetteur et récepteur de cette énergie, participant à sa raison d’être et en même temps n’étant qu’une infime mesure de ce qui la constitue. Quand je me vois, c’est une partie de tous que j’aperçois.

Si mon chemin de vie m’a menée vers le métier de sophrologue,

cela signifie qu’il me faudra au quotidien éclairer toujours plus mes zones d’ombre par des zones de lumière afin d’être cohérente, plus efficace et plus libre. Acquérir encore plus de conscience par la réflexion et les expériences. L’expérience de la sophrologie Caycédienne m’a ouverte à une notion parfois oubliée l’humilité.

La responsabilité du sophrologue me questionne,

car je n’ai pas la certitude d’être capable à chaque séance de la meilleure écoute possible, face à des difficultés qui pourraient dépasser mes expériences et mes connaissances.

Suis-je capable au quotidien, d’avoir la parole juste au bon moment ou du moins de ne pas me tromper, de ne pas nuire à l’autre, de ne pas le bloquer et de toujours positiver ? Je poursuis ma route aujourd’hui à l’aube d’être Master spécialiste, dans une marche en avant non plus en tant qu’ « être jeté dans le monde », mais en tant qu’ « être-au-monde » qui se projette librement dans l’existence en accueillant « les choses de la vie » dans l’acceptation de ce qui est, et également de ce qui m’échappe, avec le sentiment que tout est à sa place, exactement.

J’ai à coeur que la sophrologie caycédienne offre à mes futurs sophronisants une parenthèse de calme et d’harmonie, comme un partage d’humanité, un moment de conscience commune, une succession d’instant à la fois propre à chacun et universel. Un espace de tranquillité au milieu de l’agitation, que parfois la vie impose.

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